La présence de Steven Harper à Iqaluit est davantage une campagne de relation publique qu'un exercice de souveraineté dans l'arctique. D'abord, d'un point de vue strictement géographique, Iqaluit est situé complètement dans le sud du Nunavut (63.75º N, 68.5º O), soit l'endroit où la souveraineté est la moins compromise. Une réelle campagne de souveraineté dans l'Arctique devrait avoir lieu au large de l'île Ellesmère (83º N, 70º O), à plus de 2 000 km au nord d'Iqaluit. Cette campagne démontre clairement combien le Canada n'a pas les ressources nécessaires pour assurer une réelle souveraineté dans l'Arctique, puisque son premier ministre n'est pas en mesure d'y faire une réel visite.
Après avoir déposé un drapeau sur le fond marin du pôle nord, les Russes doivent bien rire de ce simili exercice militaire canadiens.
Son passage est davantage une campagne de relation publique très bien médiatisé à travers le Canada. Ils en profitent également pour en mettre plein la vue aux 6000 résidents Inuits et non-inuit d'Iqaluit.
Les Inuits l'ont cependant rapidement ramené à l'ordre réaffirmant que la souveraineté de l'arctique se fera d'abord et avant tout par des communautés Inuites actives et en santé. Avec cet exercice militaire, on a bien l'impression que l'éducation et santé sont loin d'être des priorités pour M. Harper.
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